8.7.08

Retour de voyage - message 5

Mais avant...

La famille en Bretagne.

La belle Céline et ses peluches...

Les trois belles-soeurs...


Papa Guillier-Sahuqué et ses deux fistons voyageurs...

Frédéric en Chine, Sébastien au Canada, et Mikaëlle, absente sur la photo, vit maintenant au Pérou.


Eh oui... les voyages forment la trottesse.

Retour de voyage - message 4


À suivre, des photos de Cold Lake, de la Francoforce, quelques histoires et anecdotes. L'été.

Passez-en un bon!

Retour de voyage - message 3

Venise ne faisait même pas partie de notre itinéraire initial. Après la mer adriatique, nous nous sommes dit "pourquoi pas" et nous ne l'avons pas regretté...


Les petites choses simples font la beauté des voyages... ramasser des cailloux sur la plage...


Pique-niquer dans un petit parc perdu où aucun touriste ne peut se rendre...

Retour de voyage - message 2

La rurbique "SARTORIALISTE", juste pour mon amie Yannick Vienne...


Qui dit qu'on ne peut pas être "stylish" même en voyage?

La trotteuse pose sa valise (pour le moment)

Retour de voyage - message 1


La blog-trotteuse est revenue de voyage depuis quelques semaines déjà, mais la trotte ne s'est pas arrêtée pour autant. De retour de Paris, c'était au tour de la présidente-du-RAFA-trotteuse de repartir, cette fois pour Vancouver, 4 jours d'assemblée générale de la Fédération culturelle canadienne-française. Retour à Edmonton, quelques jours de travail, puis hop, petite vacance au chalet de nos amis sur les bords du Cold cold Lake. Retour à Edmonton juste pour mieux trotter de nouveau, cette fois à Calgary, pour se joindre à la gang de la Francoforce, grosse programmation nationale qui fait le tour du pays pour fêter les 400 ans de Québec. Retour à Edmonton, cette fois, on reste chez nous, mais c'est la tornade Cathia qui passe avec son futur époux et ses trois enfants.

C'est donc seulement depuis hier que je me sens enfin de retour de vacances. Avec tout ce que ça implique. Les blues, la lessive, le goût de repartir. Et la montagne de travail.

Mais je me suis dit que le blog de la trotteuse méritait bien un petit résumé en photos de ces merveilleuses dernières semaines. Reprenons donc où nous avions laissé: l'Italie. Cette fois, après Rome et Florence... la mer adriatique, Venise, Gênes, Nice... et la Bretagne.


Nul besoin de vous préciser qu'en Italie... on mange très bien.



Euh... on boit bien aussi.


Nous n'avons pas fait de tour de gondoles, nous n'avons pas visité tous les musées ni tous les monuments, mais nous avons... bien mangé et bien bu. Merci Jésus.

21.5.08

Rome et Florence





Une semaine exactement que nous avons quitté Edmonton.

Nous venons de manger notre première gelato (on n'abuse pas trop, quand meme, non?). Mangue et framboise pour moi (mangue pour notre chère Belle Brin, son fruit préféré, ça va peut-etre l'aider à accoucher, si ce n'est déjà fait? La pleine lune, c'est ce soir?))... banane et chocolat pour Seb.

- vous remarquerez que je ne trouve pas l'accent circonflexe sur ce clavier florentin...-


Donc, oui, déjà une semaine et ma première tentative de blogage, pas que j'avais un-blocage- mais j'avoue qu'une pleine semaine sans ordinateur, loin des courriels, de facebook, des blogs et autres pages électroniques... ça fait le plus grand bien, ça repose, ça dé-connecte. Vraiment.

Une semaine pour se remettre aussi du jetlag, assez intense je dois le préciser, une semaine pour se remettre de notre fabuleuse "run de lait" qui a débuté par le trajet Edmonton-Calgary en autobus, puis près de 26 heures dans les aéoports et avions passant par Winnipeg-LondresGatwick et finalement... Rome.


Roma... La ville éternelle
On n'y aurait pas passé notre éternité, mais Rome nous a charmé sur bien des points. Bon, il faut le dire, les Italiens sont beaux, les Italiennes sont pas mal non plus, mais il faut surtout les voir en uniforme pour comprendre toute leur splendeur physique: que ce soit en policier (et les policiers en Italie, ils sont partout) ou en curé (euh, par contre, les bonne soeurs en uniforme, elles sont un peu moins jolies...). Les gens sont beaux et nous avons été chanceux, il a fait beau. Un temps idéal pour la promenade touristique parmi les hordes de touristes. Ah ouais, parce qu'on n'est pas les seuls à les trouver beaux, les Italiens et leurs splendeurs... historiques. Berceau de la civilisation, selon certains, Rome est effectivement superbe.

Nous sommes allés dire coucou à la maison du pape, nous sommes allés dire coucou à la maison de Jules César, celles de Michelangelo, des gladiateurs et tous les autres, que de grands personnages. Ah ouais.

Mais notre coup de coeur, c'est vraiment le quartier de Trastevere, ancien quartier d'ouvriers adopté depuis une décennie ou plus par les artistes et les étudiants (bref, par d'autres pauvres) et maintenant c'est le quartier le plus agréable, bondé de petits cafés, restos, etc (c'est toujours la meme histoire et dans 5 ans, ou déjà si ça se trouve, plus personne de plus ou moins pauvre ne peut s'y loger).

Parlant de petits cafés, je fantasmais depuis des semaines sur mes petits espresso ristretto italiens, je les ai bus, je les bois encore. Et Seb a enfin savouré un petit café avec moi (oui, oui, son premier café à vie, quel meilleur endroit que Rome, sur la terrasse du Vittoriano, avec vue sur les ruines du Colisée, du Palatine et du Forum impérial... ça ferait passer n'importe quoi.) Voir la photo pour la preuve. Bon, je suis certaine que, connaissant l'hyperactivité naturelle de Seb, vous vous demandez quel effet surnaturel a pu avoir la caféine sur son métabolisme bondissant? Fait étonnant, le bon café, surtout torréfié à l'italienne -plus de chaleur donc ayant un gout plus amer mais moins de caféine-, n'a pas plus d'effet sur Seb qu'un coca bien froid. Hyperactif un jour, hyperactif toujours.

Firenze Frenzy
Nous voici maintenant à Florence.
Belle belle Florence, avec son Duomo, son Pont Vecchio, ses millions de musées et de boutiques de designers (ciao Gucci, Versace, Prada, etcetera), ses piazzas, ses églises, ses scooters...

Et ses restos, bien évidemment. Mais je dois vous dire que l'Italie, comme toute l'Europe, n'est pas très gentille pour nos dollars canadiens et ça coute la peau des fesses pour bouffer au resto. Mais on a réussi à se dénicher quelques petites trattorias pas trop mal et on bouffe très très bien avec nos petits achats bien frais faits au marché. (Ah... les marchés...) Alors on pique-nique à l'auberge ou sur les piazzas avec une bonne bouteille de vin. Le vin! Ah, le vin. Il Chianti. Et la grappa. Ah, la grappa! Et le Limoncello. Ah... le Limoncello! (Bon, on mange bien. Et on boit bien. On est en vacances, après tout, non?)

Mais maintenant la mer nous appelle. Après tous ces jours à marcher de 6 à 8 heures dans les rues romaines et florentines, nous nous poussons vers la mer adriatique. Nous devons travailler notre bronzage un peu. Meme si on essaie de s'habiller -stylish my friends- pour ne pas trop ressembler à des touristes (parce que NOUS, on n'est pas comme EUX, évidemment...), nos teints de zombies nous trahissent.

Arriverderci!


p.s. je poursuis avec archarnement mon apprentissage de la langue italienne, mais quand je fais des efforts pour baragouiner dans mon mélange saugrenu italo-espagnol, on me répond évidemment... en anglais. Mais je persiste.

7.5.08

Face de bouc a boqué?

Je viens de ré-essayer la page de Facebook. Encore une fois, site temporairement indisponible ou surchargé.

La bonne nouvelle, c'est que ça me donne une chose à vous raconter sur mon blog.


Mais le truc pas pratique, c'est que Facebook commence à remplacer souvent le courriel et, effectivement, depuis quelques mois je transactionne de plus en plus de mes contrats sur Face de biquette. Et ce soir, je voulais justement répondre à un collègue de Radio-Canada à propos d'un petit contrat d'animation/recherche que je ne peux pas prendre parce que je PARS EN VOYAGE. Yééééééééé!!!!!!!!!!

(la suite très bientôt).

23.4.08

Post-partum

Je dois l’avouer, je suis en post-partum théâtral. Durant les jours qui ont suivi la dernière représentation du Cadeau d’Einstein, ça allait bien. Je flottais encore sur les dernières vagues d’adrénaline, je gardais dans le cœur les derniers applaudissements et je riais encore des derniers fou-rires avec l’équipe. J’en ai profité pour voir toutes les copines que j’avais négligées pendant mon rush de travail et on a pris des cafés sur des terrasses, on a parlé de nos vies et de nos vacances d’été en soupirant de bonheur. J’ai même poussé le plaisir jusqu’à m’offrir le luxe d’un magasinage de vêtements et d’une coupe de cheveux. J’ai fait le ménage de ma garde-robe, ma liste de bagages pour l’Italie, j’ai lu un livre que je n’avais pas encore eu le temps de lire, j’ai mis à jour tous mes autres projets… I was on a roll… Wouuuu hooooouuuuu!!!

Et puis le week-end est arrivé. J’avais surfé sur les dernières gouttelettes de mon hyperactivité. Et je me suis retrouvée en plein période prémenstruelle. Et, comble de malheur, le thermomètre a dégringolé et un hiver de neige nous est tombé dessus. Ouch. Sans trop m’en rendre compte, mon corps s’est soudainement zombifié… J’ai réclamé mon lit et des heures et des heures de sommeil pour fuir la triste réalité.

Bon. Il faut bien cuver son buzz comme on cuve son vin. Il faut retrouver son rythme, il faut s’adapter à de nouveaux projets, à une nouvelle peau. Et je dois tout de même vous rassurer et vous dire que ça va déjà beaucoup mieux aujourd’hui, puisque le beau temps est revenu et que mon baromètre hormonal s’est stabilisé de nouveau.

Mais il y a toujours cette petite chose qui nous tracasse quand on termine un show. À quand le prochain buzz de la même ampleur? À quand le retour de nos pieds sur ces planches qui brûlent si fort qu’elles nous rendent fous?




Tous les sens

Le nouvel album d’Ariane Moffatt, Tous les sens, est sorti hier. Elle le décrit elle-même comme étant lumineux, léger et… sensuel, bien sûr. Retraçant son parcours musical, elle explique que son premier album, Aquanaute, serait celui de l’eau. Le cœur dans la tête, plus sombre, plus sablonneux, serait celui de la terre. Tous les sens s’inscrirait donc dans l’élément aérien. Un album plus positif, qui creuse peut-être un peu moins dans les zones douloureuses de la chanteuse. Moi, je le perçois comme une grande respiration soulageante, un équilibre trouvé (dans le yoga peut-être?) et la prise de conscience du moment présent (elle chante : Je veux tout, tout de suite et ici…) Pour moi, cet album tombe juste à point, avec l’été qui s’en vient, le voyage en Italie, le besoin de se dorer au soleil, de bien manger et de se combler des bonheurs de la vie... Tous les sens va sûrement m’accompagner pour les mois à venir.

J’aime bien Ariane Moffatt. J’aime bien l’artiste et la fille aussi. Elle a 29 ans, j’ai quelques années de plus, et nous ne sommes pas tout à fait à la même place dans nos vies, mais je sens des similitudes entre son parcours et celui que j’ai eu. Une fille excessive, gourmande de la vie et de tout, très sensible et passionnée. Oscillant entre le côté sombre et le côté lumière de sa vie et de ses amours. J’aime qu’elle soit restée elle-même malgré le succès qu’elle connaît. J’aime qu’elle soit ‘normale’, qu’elle ne ressemble pas à une pitoune bien marketisée, avec la coupe à la mode que toutes les filles portent, et le look à la mode que toutes les filles portent.

Je trouve aussi intéressant que la direction artistique de sa pochette et son style vestimentaire fasse référence aux films de la Nouvelle vague, À bout de souffle de Godard, en particulier. Lors de mes études en cinéma, j’ai eu une petite fixation sur ce mouvement artistique et j’ai toujours aimé l’esthétisme du cinéma de cette époque. Le noir et blanc de l’image, la simplicité des décors captés sur le vif, l’urbanité des personnages, le look un peu garçon mais en même temps ultra-féminin des héroïnes... Avec ses petits cheveux courts, le pantalon skinny noir à la Audrey Hepburn, les boucles d’oreilles rondes, l’omniprésence du noir et du blanc, les tissus à rayures et aux imprimés voyants, les robes années 60, Mademoiselle Moffatt a le sens du look et je la félicite de ne pas avoir eu peur de mettre ses rondeurs en valeur pour s’approprier ce style qui a surtout été incarné par des femmes plutôt délicates et très minces. Ariane décrit son style comme étant un mélange de Jean Seberg et Astro le petit robot… Voilà ce qui s’appelle un style « fusion ». Et ça marche, parce qu’elle l’assume.

Pour la voir et l'écouter: www.arianemoffatt.com

14.4.08

Toujours vrai


Depuis hier après-midi, je ne suis plus Clara Immerwahr. Cette femme forte, intelligente et passionnée a vécu en moi pendant près de deux mois. Parfois, la vie nous offre la chance d’entrer dans la peau d’un personnage magnifique, qui semble avoir été fait pour nous, sur mesure.


Comme je joue plus souvent la comédie que le drame, et puisque mes expériences théâtrales m’ont souvent fait voyager dans des sphères poético-abstraites (après tout, j’ai joué une femme-cheval, faut le faire…), le personnage de Clara Immerwahr a fait vibrer plusieurs cordes en moi. Clara Immerwahr était une féministe avant son temps. Première femme à obtenir un doctorat de chimie en Allemagne, elle était guidée par le désir d’améliorer le sort de l’humanité et plus particulièrement celui des femmes. Tout comme son mari Fritz Haber, elle avait la conviction que le rôle de la science repose sur sa mise en pratique. La science pour le bien de l’humanité.

Immerwahr veut dire « toujours vrai » en allemand. Clara Immerwahr vivait selon des principes et des convictions qu’elle n’a jamais trahis. Son sort fut donc tragique puisqu’elle n’a jamais été reconnue pour son travail de chimiste en collaboration avec son mari. Elle fut lentement anéantie par une société qui ne reconnaissait pas la place des femmes, puis fatalement trahie par l’homme avec qui elle avait fait le pacte de toujours continuer à chercher, à travailler, à savoir. Fritz Haber, chimiste de génie, intellectuel ambitieux, récipiendaire du Prix Nobel, sauvera d’abord l’Europe de la famine, mais verra ensuite son travail mis au service de la machine de guerre. Le gaz chlorique, aussi appelé le gaz moutarde, fera des ravages dans les tranchées de la Première guerre. Et son pesticide agricole, le Zyklon, servira ensuite dans les camps de concentration nazis. Son grand ami Alberta Einstein l’aura prévenu toute sa vie des dangers de la science au service du gouvernement. Mais, en août 1945, quand la bombe atomique éclatera à Hiroshima, Einstein découvrira que sa science était elle aussi un cadeau empoisonné.


Le métier d’acteur est encore nébuleux pour moi. Je suis une autodidacte du théâtre, j’ai toujours ‘joué’, imaginé, rêvé, créé des histoires, et comme je passe de la mise en scène à l’écriture et au jeu un peu au hasard des projets qui se présentent à moi depuis plusieurs années, mon travail d’actrice est toujours une révélation, une découverte. C’est parfois joyeux, parfois pénible, parfois naturel, parfois complètement perturbant. Dans le cas du Cadeau d’Einstein, je dois dire que l’expérience fut… passionnante. Prenante. Dès le tout début des répétitions, la magie a été au rendez-vous. Avec toute l’équipe. Même dans les moments de doute, de questionnements, de déroute, nous avons pris le parti de nous investir à fond, d’être toujours vrais, et ça a marché.

Je remercie l’univers pour ce très beau cadeau.

24.3.08

Sans queue ni tête

Je me sens un peu coupable de délaisser encore et encore, jour après jour, ce blog... mais, comme vous le devinez, je suis tellement occupée par mes contrats que je ne trouve pas le temps, ni l'inspiration, pour vous raconter quelque chose d'intéressant.

Alors petit blitz de faits divers et notes sans queue ni tête. Parce que. Voilà.

Pour vous tous qui bravez les montagnes de neige dans l'est du pays, je serai un peu baveuse en vous annonçant qu'ici, c'est tout le contraire. En ville, TOUTE la neige est disparue et nous nous la coulons douce sous le soleil et des températures entre 5 et 10 degrés depuis trois semaines! Yahoo!!!


Je répète. Oui, voilà, je me répète: je répète. Depuis trois semaines, je suis en pleines répétitions de la pièce de théâtre LE CADEAU D'EINSTEIN. Je joue, oui, je répète, et je joue. Je suis Clara Immerwahr, la première femme à obtenir un doctorat en chimie en Allemagne, première épouse de Fritz Haber, à qui l'on doit la fixation de l'azote, le gaz chlorique qui a fait tant de ravages durant le Première Guerre, et puis le zyklon, insecticide qui extermine les parasites et qui fut transformé par les Nazis pour mieux tuer dans les camps de concentration... Vous devinez peut-être que Le Cadeau d'Einstein n'est pas une comédie? Hi hi.

C'est drôle (tout de même), je joue encore une Allemande. Sur les planches de l'UniThéâtre. Dans mon dernier rôle pour cette troupe, dans la pièce CINQ ANS, j'étais Eva, une journaliste espionne en l'Allemagne de l'est, avant la chute du mur. Hum... moi, Allemande... Pourtant, on me demande tout le temps si j'ai des origines italiennes ou espagnoles...

Show de Michel Rivard la semaine dernière, ici, à Edmonton. Excellent, évidemment. Un conteur né. J'ai redécouvert quelques-unes de ses chansons et ça m'a donné envie d'interpréter Un trou dans les nuages, version au féminin.

Je ne vous parlerai pas de tous mes autres contrats. Une prochaine fois peut-être. Et de mon rôle de présidente du RAFA. Une autre fois, ça aussi.

Merci à tous ceux et celles qui m'ont envoyé des voeux de fête. Je suis officiellement plus près de la quarantaine que de la trentaine. Rassurant. Et pour fêter ça, mon chum m'offre une machine à espresso. Une vraie, pas une bébelle qui fait du café tout liquide et sans crema. On est allé la magasiner en fin de semaine. La RANCILLIO SILVIA. J'en rêve. Mais je la trouve un peu dispendieuse. Mais mon chum me dit que 35 ans, ça n'arrive qu'une fois. Après le lave-vaisselle, je me dis, bah.

Sur ce, bonne nuit. Je répète à 9h demain matin.

18.2.08

Italia mia

Chaque année, pour moi, c’est la même chose. Au mois de février, mon sac à dos me démange, j’ai des fourmis dans le passeport, il faut que je parte en voyage. Ah… les vacances. S’obliger à prendre du temps off, voilà ce qu’il faut faire. Parce que la vie est trop courte, parce que le monde est trop grand et parce qu’il y a trop de beauté à voir de l’autre côté de sa clôture. Et puis les familles et les amis sont éparpillés à travers le globe, il faut bien aller jusqu’à eux parce que, de toute évidence, ce ne sont pas eux qui viennent à nous!

Voilà donc : nous passerons un mois en Italie et en France au printemps et quelques semaines, à la fin de l’été, au Québec.

Je suis déjà plongée dans mon Lonely Planet, section Italie, depuis l’achat des billets sur internet. Rome, la Toscane, la Riviera di Levante, Florence, Venise, peut-être visiter Marianne à Genève, puis Larochelle, Rennes, le centre-Bretagne, Paris… Un mois? J’en veux trois!

Heureusement, à mon retour, je dois me rendre à Vancouver pour quelques jours, question de réunionner avec la Fédération culturelle canadienne-française et assister au premier arrêt de la Francoforce, énorme spectacle national qui fera le tour du pays pour célébrer le 400ème de la ville de Québec.

Et vous, quels sont vos plans pour célébrer le 400ème? Irez-vous à Québec pour voir Céline? Ou monsieur Aznavour? Ou le gros show d’Ex Machina?

Ah… malheureusement, on ne peut pas être partout à la fois. Mais tenez-moi au courant!

12.2.08

That’s what FRIENDS (reruns) are for

Ils étaient cet après-midi en négociations finales pour mettre terme à une grève de près de trois mois et qui aura coûté plus de 2 milliards à l’industrie du cinéma et de la télé; les scénaristes vont enfin être équitablement rémunérés. Cette bataille des auteurs aura des répercussions positives pour tous les auteurs du monde et c’est pour cette juste cause que nous avons enduré avec patience les arrêts de diffusion de certaines séries télé ou l’annulation des Golden Globes par exemple (heureusement, ils se sont entendus avant de nuire à MES Oscars!).





Et puis, vous le savez, dans l’ouest du pays et principalement en Alberta, nous avons connu deux semaines de records de ‘frette intense’ (on ne peut pas parler de ‘froid’ avec des –46, je m’excuse). Qui dit ‘frette intense’ dit donc fréquentes soirées passées à regarder la télé en mangeant toutes ses réserves de boîtes de conserve et de surgelé (oubliez l’épicerie, oubliez le resto, oubliez le cinéma, oubliez les balades, on ne met le nez dehors que dans un cas de vie ou de mort). Sauf qu’à part la série sur les Lavigueur à Rad-Can, qui nous a captivés et occupés une heure par semaine… mon chéri et moi nous sommes retrouvés un peu pantois devant notre petit écran (ai-je mentionné que nous n’avons pas le câble?).


Par chance, nous avons découvert que la chaîne Citytv (chez nous, sur la 51, un peu perdue et captée grâce à nos oreilles de lapin), diffusait tous les soirs de 19h à 20h, de vieux épisodes de la série FRIENDS! Joie, bonheur et volupté! Moi, ça me rappelle de bons vieux souvenirs de mon époque de multi-colocation à la Centrale… et pour Seb, c’est la découverte de l’univers de Joey, Rachel, Ross et la bande! (Il n’avait connu que la traduc franchouillarde complètement nulle de la série faite en France il y a 10 ans…)

Quand on veut oublier les blues de l’hiver et du frette, quand on veut prendre ça relax en mangeant de la soupe en tétrapak, Friends, c’est vraiment le meilleur remède.

Hum... maintenant que la grève est finie, je me demande s'ils vont nous enlever nos vieux amis?

23.1.08

L’artiste torturé : la poule ou l’œuf?








Hier, on apprenait la mort de l’acteur Heath Ledger. Pendant que les Britney Spears, Amy Winehouse et autres célébrités toxicomanes font leurs frasques, c’est un acteur de 28 ans, apparemment sans histoire, qui se bousille la vie à coups de somnifères, d’antidépresseurs et autres substances illicites. Pas facile d’être une célébrité par les temps qui courent.



Est-ce parce que le nombre de paparazzi a triplé et qu’on médiatise tous leurs travers qu’on a l’impression que les stars vont de plus en plus mal ou est-ce, justement, parce que le marché des émissions et des magazines people a explosé que les vedettes, traquées et mis sous la loupe, deviennent de plus en plus déséquilibrées et malades?

L’éternelle question de la poule ou de l’œuf.



Bien sûr, des vedettes qui tournent mal, on en voit depuis la naissance du star-système. Qu’on pense à James Dean, Marilyn Monroe, Elvis Presley, Judy Garland, Michael Jackson ou Kurt Cobain, la liste est interminable. Qu’est-ce qui les pousse à s’autodétruire? Le star-système lui-même? Leur trop grande sensibilité (celle-là même qui fait d’eux des artistes), un manque d’encadrement, un entourage malsain qui les exploite et abuse d’eux?

Ou est-ce un manque d’amour fondamental et la découverte désespérante que la reconnaissance et la renommée mondiale ne guérissent pas la plus grande des carences affectives? Car même pour des artistes qui n’ont pas vécu sous les lampes du show-business, l’équilibre personnel est souvent fragile. Vincent Van Gogh, Virginia Woolf, Émile Nelligan, la liste est longue pour eux aussi…

Alors la question qui revient toujours : faut-il être torturé et suicidaire pour devenir artiste? Ou est-on forcément artiste lorsqu’on est torturé et suicidaire?

16.1.08

Jouer au docteur




Enfant, je n’ai jamais vraiment aimé jouer au docteur. Je me rappelle du kit Fisher Price qu’avait ma cousine Caroline, avec le stéthoscope rouge-jaune-bleu, le thermomètre qu’on pouvait tourner pour faire monter le mercure et la fausse seringue qu’on remplissait d’eau. On ne jouait jamais vraiment plus longtemps que cinq ou dix minutes, le temps d’utiliser une fois tous les instruments avant de passer rapidement à des jeux plus inventifs. Comme bâtir des abris avec les coussins des divans et faire des labyrinthes avec les pochettes des disques en vinyle. Ou jouer aux Barbies, bien sûr.

Je n’ai jamais vraiment aimé les émissions de télé qui prennent place dans les salles d’urgence non plus, et même si mes amis essaient de me convaincre de regarder Grey’s Anatomy, je ne réussis pas à m’attacher au monde de la médecine.

Faut dire que les bureaux de docteur ou les urgences ne sont pas des endroits familiers puisque j’ai très rarement été malade ou blessée (je cogne du bois) et mes rares visites à l’hôpital se résument à aller voir de la famille en convalescence. Pour vous dire franchement, à elles seules l’odeur et la couleur des centres hospitaliers créent chez moi un franc malaise. Pour ne pas dire un brin d’anxiété. Jusqu’à tout récemment, la visite annuelle chez le gynécologue, les interventions chez le dentiste, même les examens chez l’optométriste ont toujours été pour moi des moments purement désagréables.

Il est donc assez surprenant que mon expérience de comédienne m’ait amené, il y a quelques années, à devenir « Standardized Patient » pour la faculté de médecine de l’université. Payants et pas très compliqués, ces petits contrats de fausse patiente ont réussi à me guérir de ma phobie des soins de santé.

Jusqu’ici, j’ai joué une jeune maman dont le bébé ne veut pas manger, j’ai joué une étudiante atteinte d’hyperthyroïdisme, j’ai joué une ancienne party-girl qui veut se faire tester pour l’hépatite C et le VIH avant d’entrer à l’école de médecine, j’ai joué une gardienne de prison qui s’inquiète d’une toux sèche chronique. J’ai aussi servi de mannequin vivant pour que les étudiants s’entraînent à prendre le pouls et la pression, pour qu’ils sachent comment palper l’abdomen et même faire une mammographie! (En ce qui concerne les examens mammaires, je ne l’ai fait qu’une fois parce qu’on priorise d’abord les actrices qui ont plus de 45 ans… Je crois qu’il s’agit de ne pas créer de gêne chez les étudiants un peu trop ‘verts’. Ils ont pour la plupart entre 21 et 25 ans… certains n’ont pas encore beaucoup d’expérience de vie. Je repense à ce petit Chinois qui, je mettrais ma main au feu, n’avait probablement jamais touché à un sein de sa vie avant de tâter le mien! On me dit aussi que l’exercice est plus confortable pour les actrices qui ont des poitrines généreuses, question d’être parées de tissus graisseux résistants mieux aux mains maladroites et raides des étudiants nerveux. Cela dit, je respecte tout à fait ces critères de sélection, je suis heureuse d’avoir fait l’expérience une fois et de ne plus avoir à la répéter!)

Ce que je préfère dans ces contrats, ce sont les rôles écrits pour exercer les étudiants à faire l’historique du patient : familial, social, psychologique et physiologique. Les scénarios sont toujours assez loin de ma réalité (ce matin, je devais jouer une femme divorcée qui a décidé de retourner vivre chez ses parents pour reprendre des études en génétique) et les directives qu’on nous donne sont toujours trop limitées pour répondre à toutes les questions des étudiants. Il faut alors inventer, tout en étant crédible et cohérent. Excellent exercice de jeu et de composition de personnage!

En général aussi, les étudiants (souvent à leur première ou deuxième année d’études) sont super nerveux (je n’ai jamais serré autant de mains moites et glaciales), mais très sympathiques. Ce sont de jeunes gens intelligents et sensibles. Ça me rassure et assomme le cliché que, de nos jours, les jeunes médecins n’ont plus la vocation et ne songent qu’à faire du cash.


Je n’ai jamais aimé jouer au docteur, mais grâce au théâtre, j’ai appris à aimer jouer à la patiente. Hum… La vie ne cessera jamais de m’étonner.

9.1.08

Ennui hivernal

L'hiver est une prison. Rien de moins.

Moins on sort, moins on a envie de sortir.

J'attends une livraison de UPS depuis lundi matin. Du matériel photo du meilleur magasin du monde, le B&H de New York tenu par des Juifs. Ça fait deux fois que la madame de UPS nous dit qu'ils sont "short on staff" et que la deuxième tentative de livraison devrait avoir lieu aujourd'hui (évidemment, pour sa première livraison, le bonhomme UPS dans son suit brun et jaune a choisi l'heure précise durant laquelle il n'y a eu personne à notre appart vendredi dernier). Alors depuis lundi matin, je n'ose pas quitter la maison parce que la minute que je vais m'absenter la loi de Murphy va entrer en pratique et je vais retrouver un petit papier brun collé à la porte en revenant. C'est comme l'immanquable coup de téléphone dès que j'entre dans la douche.

Et il fait frette. Maudite marde, je déteste l'hiver. Et le mois de janvier.


Alors je ne sors pas, j'écoute Grand Corps Malade et je grogne.

7.1.08

Bye bye 07, welcome 08

Ma maman pense qu'on boude puisqu'on n'a pas écrit de blog très fréquemment cet automne, Seb et moi. J'ai dû lui expliquer le phénomène Facebook. C'est vrai, et je l'avais prédit, comme on y met souvent des photos et qu'on y change souvent nos 'statuts', on néglige franchement nos blogs et leurs fidèles lecteurs. Pourtant, j'aurais tout plein de choses à raconter, faut seulement savoir par où commencer.


Je commence donc par quelques photos de notre show du R.I.R.E., 13ème édition, présenté le 15 décembre dernier devant une foule record (on a dû ajouter des chaises aux deux balcons). On n'a pas les budgets stupéfiants de R.B.O. mais avec un glue-gun et l'accès au costumier poussiéreux d'une compagnie de théâtre, on peut faire des merveilles.



BILAN 2007
Le déménagement dans notre super appart de bourges, ma nouvelle responsabilité de présidente du Regroupement artistique, beaucoup de travail de mise en scène et la question constante bourdonnant autour de moi: to bébé or not to bébé. That is the question.

PROJETS 2008
Tenter de répondre à la grande question, bien sûr, mais en attendant travail travail travail. Avec l'augmentation des dépenses de vie due au boum, j'avais pris la chose avec philosophie en disant "il faudra juste travailler plus"... et l'univers m'a entendue. L'année 08 s'annonce occupée et stimulante avec plusieurs contrats de mise en scène (la Caravane théâtrale en régions, le Gala de la chanson, le Théâtre Action Justice et... le gros morceau - les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux de la francophonie dans le Hawrelak Park en août).

Et puis, une belle surprise, on m'a offert un rôle dans la prochaine pièce de l'UniThéâtre, Le cadeau d'Einstein. Je jouerai Clara, première femme du scientifique Haber, ami d'Einstein et inventeur de plusieurs armes chimiques utilisées en Allemagne durant les deux grandes guerres. Yé! Comme vous vous en doutez, ce n'est pas une comédie. (Et il y a définitivement quelque chose qui me prédestine à jouer les Allemandes, après Cinq ans de David Baudemont où je jouais Eva, la journaliste politique impliquée dans la faction armée rouge...) La première aura lieu le 3 avril à Edmonton.


LES BONS FILMS
On prévoit toujours pour les vacances de Noël de faire tout ce qu'on n'a pu faire pendant les derniers mois, et puis on se rappelle finalement que deux petites semaines entrecoupées de 6 ou 7 partys qui nous amènent à nous lever à midi le lendemain, ça ne nous laisse pas le temps de lire 3 bouquins, de repeindre 2 murs, de rempoter 4 plantes ou de faire le ménage de notre paperasse qui s'accumule depuis 5 mois. MAIS... au moins, j'ai vu des films. Et de très bons films. Mes recommandations cinoche, donc:

INTO THE WILD, film de Sean Penn, adaptation de l'histoire vraie de Christopher McCandless. Avec un aussi gros coup de coeur pour la bande sonore créée par mon amour de jeunesse, le sublissime Eddie Vedder.

JUNO, film de Jason Reitman, petit vent de fraîcheur, bon moment de feel-good-movie, avec la Canadienne Ellen Page, craquante. Excellent soundtrack pour ce film aussi. À voir si vous avez envie de revivre la découverte d'un petit film sans prétention, à la Little Miss Sunshine.

LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON, de Julian Schnabel, encore un film qui nous rappelle la beauté et la fragilité de la vie. Avec Mathieu Almaric, génial, et Marie-Josée Croze, pas mal du tout, même avec son accent français.

ACROSS THE UNIVERSE, de Julie Taymor, dont j'aime beaucoup le travail visuel, surtout dans le film Frida. Le film a eu des critiques plutôt tièdes, mais si vous aimez la musique des Beatles et si vous ne pouvez pas vous payer une visite à Vegas pour voir Love, pourquoi pas.



Et pour terminer cette note décousue...


MA CHÈRE SIMONE...
Le 8 janvier, c'est le 100ème anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir et, pour fêter ça, et mousser les ventes, le Nouvel Observateur la met en page couverture, fesses à l'air. Une très belle photo en noir et blanc prise à Chicago par un ami photographe de son amant Nelson Algren en 1952.

4.12.07

Life is what happens when you're busy...

Blâmons Facebook, oui, un peu tout de même, blâmons aussi le boum économique de nous faire travailler autant, blâmons le bel automne que nous avons eu (jusqu'à la vague de froid d'il y a quelques jours), blâmons la démission du président du Regroupement artistique francophone qui m'a obligée à reprendre le poste par interim, blâmons les arts, blâmons les amis, le Theatre District, le nouvel appart! Les semaines et les mois ont passé et j'ai bien négligé ce blog. J'en suis désolée!


Comme le chantait John Lennon, Life is what happens to you while you're busy making other plans...

Voici quelques images pour me rattrapper et vous raconter ma vie des derniers temps.


Une de mes scènes préférées dans la Caravane théâtrale, chorégraphiée sur la musique de Jason Kodie. Les femmes de La Colonie prennent le contrôle de l'île...

Tous les comédiens de La Colonie, le soir de la générale. Avec les magnifiques costumes de l'Opéra d'Edmonton.


Et oui, je vous promettais des photos du nouvel appart depuis longtemps, en voici quelques-unes (mais, comme on dit toujours quand on fait visiter: "regardez pas le ménage...", "on n'a pas encore fini la déco..." - ça, c'est vrai par contre...).


Ah... Mon nouveau bureau... (ma machine à espresso n'a jamais autant servi!)


Et la Gang du R.I.R.E. ...

Nous avons écrit et présenté un show pour le Congrès santé et bien-être en novembre et, présentement, nous sommes en répétitions intensives pour le show du 15 décembre sur la scène, en rediffusion à la radio de Radio-Canada le 31 décembre: une revue humoristique de l'année, oui, vous l'avez compris, une espèce de Bye Bye franco-albertain!


Alors, sur ce, "bye bye"!