2.9.13

La rentrée 2013


La rentrée. Depuis quelques années, ça ne veut pas dire grand-chose pour moi. Les mois et les semaines d'une pigiste se ressemblent et se confondent. Travaillant les fins de semaines ou les jours fériés quand tout le monde est en congé. Profitant de temps libres quand tous les autres sont au boulot.
Demain, c'est la rentrée pour tout le monde. Et pour moi aussi. La vraie rentrée. La "scolaire". La maîtrise à temps plein. Fébrile comme une écolière. Hâte de rencontrer mes camarades de classe. Et mes professeurs. 
Ciao. M'en vais préparer mon sac d'école.

2.11.12

Edmonton, ville palimpseste - 1


Je tente depuis plusieurs jours de finir la rédaction d'un texte à propos d'Edmonton.

Edmonton, ville palimpseste.

Palimpseste... qu'on écrit, qu'on efface, qu'on écrit de nouveau.

Je suis tombée, ce matin, sur cette vidéo d'Edmonton, tournée en 1967. De toute évidence, le caméraman est amateur (et, à vrai dire, peu doué), mais il est frappant, tout de même, d'avoir autant de peine à reconnaître la ville. C'est un peu l'histoire d'Edmonton; on construit, on rase, on re-construit...
Bien sûr, il n'y a pas que de mauvais côtés à tout ça.

En attendant que je termine mon billet, si vous voulez vous amuser et voir les mille et une incarnations de la ville d'Edmonton, visitez la page Facebook de Vintage Edmonton.
https://www.facebook.com/TheVintageEdmonton

Ou lisez l'excellent blogue de Todd Babiak à propos d'Edmonton, la ville où l'on peut... "faire":
http://magpietown.wordpress.com/

25.10.12

Missionnaire du fait français?


Déménager. Déménager pour aller vers l'Est, inévitablement, pour nous rapprocher de nos familles et nous permettre de voyager ailleurs qu'au Québec ou en France lorsque nous avons quelques économies et quelques jours de vacances. Mettre le cap vers l'Est, mais pour se poser où, exactement? Comme il était hors de question de rester dans les prairies (peu intéressés à changer "quatre trente-sous pour une piasse") et qu'Ottawa ne nous disait rien, Toronto s'est retrouvée pendant un moment au top de notre liste. Toronto, la mal-aimée. Un peu comme Edmonton. Tout le monde déteste Edmonton. Surtout ceux qui n'y ont jamais mis les pieds. Tout le monde déteste Toronto. Tout le monde, sauf ceux qui y vivent. Des villes qu'on adore haïr, qu'on sous-estime, qu'on connaît mal. C'est peut-être pour ces raisons que nous sentions naître quelques affinités avec la Ville Reine.
Elle répondait aussi à notre besoin de dépaysement, notre soif de la grande ville. Toronto. Le New York du Canada. Une métropole vibrante. Un pôle culturel. Un bassin artistique. Une ville en pleine effervescence. Et une excellente plaque tournante pour les voyages. Toronto...  Oui...?
Mais... non. Car j'ai dû me rendre à l'évidence et reconnaître une de mes plus grandes contradictions. J'aime vivre dans un endroit où j'ai le sentiment d'être en voyage mais pour gagner ma vie, il faut que je puisse vivre en français.
Je suis un être d'expression. Je dois exprimer qui je suis pour garder mon équilibre. J'ai mis du temps à le comprendre, mais maintenant je ne peux plus faire autrement. Écrire, raconter, parler, interpréter, chanter, faire rire. Grâce aux mots. Grâce au langage. Je suis un être d'expression... française. Je suis viscéralement et immanquablement liée à ma langue maternelle. C'est mon identité, c'est ma culture, c'est mon mode de vie. Et de survie.
Voilà pourquoi j'ai été parfaitement heureuse pendant si longtemps, ici, à Edmonton. J'ai pu vivre et travailler et m'épanouir en français. Animation culturelle, arts de la scène, écriture, événements, rassemblements, communauté et politique, amours et amitiés. En français. Dans un milieu minoritaire. Menacé. Précaire. Francophone minoritaire. Ça a été ma passion, ça a été ma cause. Missionnaire du fait français?
J'ai trouvé ma raison d'être dans la petite île de la francophonie albertaine. Une île accueillante, généreuse. Une île toujours en train de changer de forme. Une île qui s'adapte comme elle peut. Mais sur une île, après un moment, il arrive qu'on tourne en rond. Ou qu'on fasse du sur place.
Alors j'ai envie de plonger et de patauger dans une mer de francophones, j'ai besoin de prendre un grand bain de culture, au risque de partir à la dérive.
Je vous mentirais si je vous disais que je ne rêve pas de faire la grande traversée. De vivre en Europe. Avec mon Breton de mari, nous savons qu'un jour nous ferons un séjour prolongé de l'autre côté de l'Atlantique. Mais ce moment n'est pas encore venu.
Nous ne déménageons donc pas à Toronto. Pour le moment, nous allons faire le crawl jusqu'à Montreal.
Oui, je sais. Les missionnaires du fait français ne chôment pas à Montréal. Je m'apprête donc à flotter d'une île à une autre.

17.10.12

Ne jamais dire jamais


L'histoire de mon exil doré est assez commune. Banale, même. Comme bien des Albertains d'adoption, ça se résume à cette anecdote: "j'étais partie pour x mois et, x ans plus tard, je suis encore ici..." Seuls les nombres changent.
Comme je vis à Edmonton depuis 18 ans, certaines personnes présumaient que je resterais ici définitivement, que je ne partirais plus.
Je n'ai jamais dit que je quitterais Edmonton un jour. Je n'ai jamais dit que j'y resterais toute ma vie. Je n'ai jamais dit que je ne retournerais jamais au Québec. Je n'ai jamais dit que je ne pourrais pas envisager mourir en Alberta. Je ne savais pas. Je ne sais qu'une chose: il ne faut jamais dire jamais.
Cependant, j'ai toujours pensé que si je quittais Edmonton un jour, ce serait pour m'installer dans un autre "ailleurs". J'aime avoir le statut d'étrangère. J'aime être dépaysée. J'aime être déracinée. J'ai épousé un autre expatrié. Pour faire équipe avec quelqu'un qui privilégiera toujours sa liberté de mouvement à une sécurité financière restreignante ou un confort engourdissant.
J'ai toujours pris la vie une année à la fois. Quand on est pigiste, ça va un peu de soi. Je n'ai pas de five year plan. Je suis incapable de prévoir à long terme. C'est ma nature d'exilée volontaire, c'est ma nature de bohème.
Alors pourquoi Montréal si j'ai encore soif de dépaysement?
Et est-ce que je reviendrai un jour à Edmonton?
Il ne faut jamais dire jamais.

9.10.12

La nouvelle.


Cet été, j'avais le projet de recommencer à publier des textes sur ce blogue. La trotteuse était en plein road trip, ça semblait donc tout naturel de raconter le périple transcanadien et les pérégrinations trippeuses au fur et à mesure.
Mais c'était comme si un gros éléphant rose évaché sur mon clavier m'empêchait d'écrire, m'obligeait à tourner autour du pot et, finalement, à ne jamais appuyer sur la touche publish.
Avant de tout déballer sous forme de chronique ou de journal, je sentais qu'il fallait d'abord annoncer la nouvelle. LA nouvelle. Alors la voici (pour ceux et celles qui ne le savent pas déjà): je déménage. Avec mari, chat et bien du bagage, on ramasse nos pénates, on lève le camp, on décampe... oui, c'est ça, on déménage.
À la fin du mois de décembre, ce ne sera pas la fin du monde, mais ce sera certainement, pour moi, the end of an era, mon propre B'aktun 13 maya. Je quitterai Edmonton, cette ville d'adoption où j'ai vécu les 18 dernières années de ma vie, pour retourner vivre dans l'est du pays, dans la province qui m'a vu naître. J'élirai domicile dans une ville tout à fait géniale, oui, je sais, je ne suis pas très originale, comme Mamzelle Moffatt, je reviens à Montréal.

Je sais qu'il est temps de partir depuis longtemps, mais la décision devait s'incarner, prendre place dans tous les pores de la peau, dans les organes et dans les os, avant de pouvoir s'articuler.
Voilà peut-être pourquoi j'ai mal partout depuis des mois, dans le bas du dos, dans le cou, dans les doigts.
C'est un changement qui doit se propulser par le corps, c'est une transition hard core, qui maghane et endolore.
Entre le moment décisif, celui où l'intellect reçoit enfin le message, et la première intuition de ne plus se sentir à sa place, il y a inévitablement une longue période d'inconfort.
L'impression d'avoir le cul posé entre deux chaises, un déséquilibre, un malaise, une zone pas nette. Un no human's land, un arrêt sur image.
L'attente du signal de la fée clochette.
Le temps de se lécher le doigt, avant de pouvoir enfin tourner la page.

Alors, voilà. Let's start packing.
Et faisons le ménage. Un tri, un dépouillement et, en même temps, le bilan d'un pan de vie, avec le sentiment d'un certain travail accompli et le désir ardent de courir vers d'autres défis.

1.4.12

AVRIL - le mois de la poésie, le printemps des poètes!

Performances et lectures à venir:

13 avril - École Gabrielle-Roy, Edmonton

19 avril - Calgary French and International School, Calgary

19 avril - CALGARY INTERNATIONAL SPOKEN WORD FESTIVAL
Event 9 - Word-Birds and Song-Lines à 20h au Auburn Saloon, Calgary

24 avril - Harry Ainley High School, Edmonton

25 avril - École Notre-Dame, Edmonton

26 avril - EDMONTON POETRY FESTIVAL
French Twist - soirée de poésie bilingue, à 19h au Studio 104 de La Cité, Edmonton

28 avril - EDMONTON POETRY FESTIVAL
Free Range! - à 12h au Farmers Market du City Hall, Edmonton

24.9.11

La petite Lulu and friends: au Festival Edmonton chante

La petite Lulu... un spectacle de poésie, de slam et de spoken word
écrit et performé par JOSÉE THIBEAULT

Chaque soir, un spectacle différent... avec des invités différents!

LUNDI 26 SEPTEMBRE -
à 21h au KASBAR **
10444-82 Ave

MARDI 27 SEPTEMBRE -
à 19h au Empress Ale House
9912-82 Ave

JEUDI 29 SEPTEMBRE -
à 22h au Kasbar (au sous-sol du Yanni's)
10444-82 Ave


L'entrée est gratuite. Ne manquez pas ça!

7.9.11

Nouveau blog

(Les Français écrivent BLOG, les Québécois écrivent BLOGUE... pour une fois, je trouve que les Français ont raison.)


Mais peu importe, j'ai un nouveau blog, donc, un TUMBLR, où vous pouvez tumbeler et tomber et trébucher sur mes "posts" plus ou moins quotidiens, y voir des images, des citations, des vidéos et, bien sûr, des textes de ma plume, qui vous transporteront dans mes recherches artistiques et mes préoccupations créatives du moment.



Ça se trouve là: www.annjoseethibeault.tumblr.com



POUR CE QUI EST DE LA PETITE LULU:

elle sera de la programmation du Festival EDMONTON CHANTE 2011... avec ses invités! Oui, 3 soirées de poésie, de slam et de spoken word... La petite Lulu & Friends.

Je vous annonce les dates très prochainement!

12.5.11

Tournée dans l'est du Canada et en France

PROCHAINES PERFORMANCES de La petite Lulu

21 mai: polyfonik22
au théâtre de la Cité d'Edmonton, à 20h, billets en vente au 780.469.4401 ou au www.galachanson.ab.ca

15 juin: 3ème Cabaret Noches de poesia
au Fringe de Montréal, à 18h, au M.A.I. 3680, rue Jeanne-Mance



Et la tournée?

Bon, je me prends pour une rock star... ce n'est pas vraiment une tournée, c'est à la fois un voyage, des visites chez des amis et de la famille, quelques performances, un atelier de création pour une pièce de théâtre, un Forum sur les pratiques artistiques, des vacances, du temps d'écriture, un peu de tourisme et de grands moments de liberté!
Voilà mon itinéraire:

25 au 29 mai: Toronto
30 mai au 4-5 juin: Montréal
4-5 au 8 juin: Trois-Rivières
8 au 12 juin: Québec
13-14 juin: Trois-Rivières
15-16 juin: Montréal
17 au 22 juin: Ottawa

23 juin au 2 juillet: Bretagne (Ploermel, Vannes, Leniscat, Morlaix)
2 au 9 juillet: Vallée de la Loire
9 au 19 juillet: Bretagne (Vannes, Rostrenen, Festival Les Vieilles charrues)

19 au 24 juillet: Trois-Rivières et Montréal

Aahhh... je rêve déjà d'être dans mes bagages!
 

3.5.11

Playlist pour soulager les blues post-électoraux


Suggestion. Mettez ça dans vos oreilles.

Society, Eddie Vedder (Into the Wild soundtrack)
Patriarcat, Brigitte Fontaine
La société des loisirs, Alfa Rococo
Neon Bible, Arcade Fire
Democracy, Leonard Cohen
Keep On Rockin In a Free World, Neil Young
No Surprises, Radiohead

28.2.11

La petite Lulu en performance dans les prochaines semaines!

Un beau programme pour les mois de mars et d'avril:

- Grâce au Centre de littérature canadienne (CLC) et au Regroupement artistique francophone de l'Alberta (RAFA), je présenterai mon spectacle La petite Lulu tire la langue, dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie:

le jeudi 10 mars 2011 à 19h au Studio 104 de la Cité à Edmonton. Le spectacle est ouvert au grand public et l'entrée est gratuite!

- J'ai aussi été invitée à présenter quelques textes de La petite Lulu lors du CABARET DES AUTEURS du CLC, le dimanche 13 mars 2011 à 19h à la Art Gallery of Alberta!

Je suis très honorée de faire partie de ce groupe d'auteurs que j'admire beaucoup: Todd Babiak, Lynn Coady, Aritha van Herk et Annabel Lyon.

Pour les détails de cette soirée, voir le lien web publié.


- Je présenterai également mon spectacle aux élèves de la 11ème et de la 12ème années de l'École Maurice-Lavallée le mardi 15 mars! J'ai très hâte et très peur en même temps. Que penseront les jeunes francophones de La petite Lulu? Yahoooooo!



- FINALEMENT, la plus grande nouvelle de l'hiver:

j'ai été sélectionnée comme participante au SPOKEN WORD PROGRAM du BANFF CENTRE! Je serai donc en résidence d'écriture et de création du 3 au 16 avril 2011... à Banff, bien sûr!

Je travaillerai avec les artistes mentors suivants, tous de grands auteurs de Spoken Word:
- Kaie Kellough
- Brian Brett
- Anne Waldman
- Regie Cabico
- Sheri-D Wilson

Voilà ce qui occupera la petite Lulu dans les prochaines semaines... Busy busy, occupée, occupée! Ça l'aidera à patienter jusqu'à l'arrivée du printemps!

xx

20.9.10

Edmonton chante

Trois prestations au Festival Edmonton chante, toutes gratuites!

Voici les dates:

jeudi 23 septembre à 20h au Accent European Lounge  - 8223-104 Street

dimanche 26 septembre à 17h30 au JoJo's Café - 8004 Gateway Boulevard (103 Street)

mardi 28 septembre à 20h au Wunderbar - 10159 Whyte Avenue (82 Ave)

...

19.9.10

small talk

Qui est la petite Lulu? Héritière du Women's Lib, enfant de la TV, ado du grunge, adulte du Y2K, elle naît dans l’est, elle devient femme dans l’Ouest, elle vibre aux ondes de choc des cultures de son pays polyglotte, elle tire la langue aux conventions en faisant exploser sa langue maternelle, elle a parfois le courage de donner sa langue au chat, mais jamais... elle n’a la langue dans sa poche.



small talk

avec le slam, ça prend d’la ram
ça ground le pitch, ça set la trame
ça spin, ça itch, ça splash le jet
ça charme le drame, ça punch les faits

tournure de phrase parle parle jase jase
t'aimes ça faire court dans ton discours
mais tu veux pas faire du small talk
faut qu'y'ait un but, no ifs and buts

tu te pâmes grave, tu t'intoxiques
tu t'affames l'âme, tu décortiques
tu bad trip raide sur les rimes riches
avec le slam, tu trouves ta niche




( J. Thibeault, extrait de Small Talk, 2010)

26.8.10

La petite Lulu tire la langue

Voilà.

La petite Lulu sera en spectacle au Festival Edmonton chante, du 23 septembre au 2 octobre, dans les bars et les cafés de l'avenue Whyte à Edmonton.

"La petite Lulu tire la langue" est un spectacle de slam et de spoken word (avec quelques chansons, pour le plaisir...), des textes inédits accompagnés de la musique de Joël Lavoie.

À suivre...

23.2.10

Elle court elle court... Lulu tout court... Lulu tout cru




Pour vous mettre au parfum de mes récentes aventures créatives et de mon trottage interplanétaire, voilà un petit compte-rendu de ma vie palpitante de créatrice pigiste.


J’arrive tout juste de la ville de Québec (après une escale éclair dans mon patelin natal, Trois-Rivières), où j’étais invitée, avec quelques délégués francophones de l’Ouest canadien, à participer à la Bourse Rideau. Événement showcase international, la Bourse Rideau accueille près de 1000 artisans du milieu du spectacle, artistes, gérants, agents, compagnies, diffuseurs, producteurs… Pendant 4 jours, des vitrines artistiques (extraits de spectacles) sont présentées, des ateliers et des conférences sont offerts. Une grande salle réunit tous ces gens avec leurs kiosques pour vendre leurs shows, ils se « réseautent », se rencontrent, magasinent et achètent des spectacles, etc. Moi, j’étais là en tant que directrice artistique/conceptrice/metteure en scène de notre nouveau spectacle POLYFONIK, à l’invitation de Musicaction.
Parlant de POLYFONIK21… Ça prend forme! Après deux retraites de création, le noyau d’artistes est solide et prêt à faire naître un méchant bon show.


La semaine prochaine, j’ai la chance, avec ma comparse Gisèle Villeneuve, de finalement mettre en bouche et en corps la première version théâtrale du roman VISITING ELIZABETH lors d’un atelier dramaturgique. Grâce au soutien de l’UniThéâtre, nous travaillerons pendant trois jours avec 5 comédiens afin d’entendre le texte et de voir s’incarner les personnages d’Ariane, Margot, Gérard, Pierre et Elizabeth. Comble du bonheur créatif, le travail se fera avec des potes et collègues! Isabelle Brin, Isabelle Rousseau, Bernard Salva, Mireille Moquin et Steve Jodoin, et Gisèle, bien sûr. J’ai hâte!

Et puis, mon show de SLAM/SPOKEN WORD? Ça aussi, ça prend forme! La semaine dernière, j’ai pu présenter au public quelques-uns de mes textes de LA PETITE LULU TIRE LA LANGUE (titre provisoire) lors d’une soirée littéraire à l’Alliance française de Calgary. Et cette semaine, je suis l’invitée du Théâtre au Pluriel du Campus Saint-Jean pour sa série de lectures publiques : Voix plurielles. Ces présentations m’aident beaucoup à faire avancer la mise en voix de mes textes et à travailler la réécriture. La réaction du public est très bonne et ça m’encourage à continuer.
Voilà pour le moment!

Oh, dernier détail, une petite surprise qui fait bien plaisir : je suis en NOMINATION pour le MOLSON COORS AWARD FOR EXCELLENCE IN ARTISTIC DIRECTION du Mayor’s Celebration of the Arts! Ce sont des prix remis aux artistes et artisans de la ville d’Edmonton par le maire Steven Mandell. Même si je ne gagne pas, la nomination est grandement appréciée!

13.11.09

polyfonik

(pour ceux et celles qui n'ont pas pu assister à la conférence de presse du 12 novembre, voici l'info!)

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Communiqué de presse
La Société du Gala albertain de la chanson présente…

EDMONTON, LE JEUDI 12 NOVEMBRE 2009 – La Société du Gala albertain de la chanson dévoile aujourd’hui les nouveautés qui souligneront la naissance d’un « nouveau gala », version revue et adaptée aux nouvelles réalités et besoins de nos artistes de la chanson. L’artiste et directrice artistique de la SGAC, Josée Thibeault, est la conceptrice d’un nouveau concept du nom de polyfonik, concept qui alimentera les coulisses de la SGAC d’ici la présentation de son événement annuel de la chanson, le samedi 29 mai 2010.

Le producteur de la SGAC, Jonathan Guilbault, précise : « La Société du Gala albertain de la chanson souhaitait maximiser son impact et les retombées engendrées auprès des artistes en émergence. Il était primordial pour l’organisme d’entrevoir un plan qui permettrait aux artistes de bénéficier d’une plate-forme d’échanges, d’inspiration et de création. Voilà exactement ce que Josée Thibeault a développé et nous sommes des plus fiers des grands changements qui seront apportés au cours de l’année 2009-2010. »

Collaboration et polyvalence

Pourquoi polyfonik ? Ce nom est inspiré du mot « polyphonie » qui signifie : combinaison de plusieurs voix indépendantes reliées par les lois de l’harmonie.

Josée Thibeault mentionne : « La vie d’artiste professionnel n’est pas facile et ceux qui décident de suivre leur vocation, et ainsi gagner leur vie, doivent avoir plus d’une corde à leur arc. En isolant trop chaque pratique artistique, on ne rend service à personne. La plupart de nos artistes excellent dans plus d’une discipline artistique. Un musicien est aussi cinéaste, une chanteuse a une formation en théâtre physique, un danseur est aussi chanteur classique, un comédien écrit du slam, un VJ joue d’un instrument… polyfonik joue avec tous ces atouts en mettant de l’avant la polyvalence de nos artistes. »


L’événement de la chanson qu’on a appelé « Gala albertain de la chanson » au cours des 20 dernières années devient désormais polyfonik. Puisqu’il s’agira de la 21e édition en 2010, l’événement portera le nom de polyfonik21. Les deux artistes en émergence, ayant été sélectionné le 31 octobre dernier lors d’un processus d’auditions, se verront entourés d’artistes de métier. Cette équipe de huit (8) personnes, nommée le noyau, sera en charge de la création du spectacle annuel. Fini le concours ! Les prix deviennent des bourses, les lauréats deviennent des participants, les formateurs deviennent des créateurs, etc.

LES « POLYFONICIENS »

Les deux artistes sélectionnés lors des auditions 2009-2010 sont Iligy (alias Ilyas Mahfoud) et Natacha Homerodean. Ces artistes seront accompagnés par le reste des membres du noyau de 2009, soient Ariane Mahrÿke Lemire, Raphaël Freynet, Casey Edmunds, Steve Jodoin, Joël Lavoie et Josée Thibeault. Ces « polyfoniciens » seront tous impliqués dans le processus créatif du spectacle et participeront aux différentes retraites et activités qui se dérouleront d’ici mai 2010.

Il va sans dire que polyfonik donnera un tout nouveau souffle à cette grande célébration de la chanson d’ici. Notons que l’organisme en charge de la production de polyfonik, la Société du Gala albertain de la chanson, conservera la même dénomination sociale.


LE SPECTACLE polyfonik21 SERA PRÉSENTÉ LE SAMEDI 29 MAI AU THÉÂTRE DE LA CITÉ FRANCOPPHONE D'EDMONTON.

26.10.09

Journal de la création

(titre emprunté à l’un de mes essais préférés, écrit par Nancy Huston)


Le 23 juillet dernier, j’ai reçu une lettre du Conseil des arts du Canada. Dès que j’ai vu le logo du CAC et son petit arbre sur le coin de l’enveloppe blanche de taille 8 x 12, les battements de mon cœur se sont accélérés. Voyez-vous, quand il s’agit d’un refus, le format de l’enveloppe est généralement de type 3.5 X 8. La date du jour était aussi de bonne augure. On annonce les bonnes nouvelles en premier, les recalés sont avertis plus tard. J’ai sorti l’enveloppe de mon petit casier postal et je l’ai collée contre mon cœur pour prendre l’ascenseur jusqu’au 6ème étage. Une fois entrée dans mon appart, j’ai pris le temps d’écouter les messages sur le répondeur, d’aller faire pipi, de boire un verre d’eau. J’ai réfléchi pendant quelques secondes : ouvrir l’enveloppe dans mon bureau, au gros soleil, ou ouvrir l’enveloppe dans le salon, devant la porte patio toute grande ouverte, ou ouvrir l’enveloppe sur le balcon, au grand air…. Finalement, le salon, spacieux et aéré, s’est avéré idéal pour la prise de connaissance de réponse de demande de subvention, permettant la danse africaine et l’air frais en cas de réponse positive et d’énervement majeur de la récipiendaire.

J’ai pris le ciseau pour découper une fine ouverture à l’enveloppe (advenant une réponse positive, on veut garder l’enveloppe propre pour les dossiers), j’ai retiré les feuilles 8X11 également décorées du logo (autres bons indices, plusieurs feuilles = formulaire d’acceptation de la dite subvention) et j’en ai lu les premières lignes :

« Madame,

J'ai le plaisir de vous annoncer… »

Je n’ai pas lu les lignes suivantes tout de suite, puisqu’il est difficile de lire en dansant la danse africaine et surtout en état d’hyperventilation. Mais une fois le calme revenu, j’ai lu la suite de la lettre plus calmement.

« ... de vous annoncer que votre demande de subvention au Programme d'aide à la littérature orale (création parlée et conte), dont la date limite était le 15 avril 2009, a été retenue. »

Alors voilà. Je vous copie ici un extrait de la description de mon projet, tel que déposé au CAC:


Une petite fille. Qui est. Une femme. Qui est. Une petite fille.

Son corps. Qui campe l’espace. Sa voix. Qui vous parle. Ses yeux. Qui se posent sur le monde. Ses mots. Qui le racontent.

Cette demande couvre une période d’écriture de textes, allant du slam-performance à la prose poétique en passant par le monologue littéraire, suivie de la production d’un spectacle de création parlée de 60 minutes. Ces textes, qui seront unis par leurs thématiques et la démarche dans laquelle ils seront interprétés, seront livrés lors de présentations publiques dans des festivals littéraires et dans des théâtres. Seule sur scène, j’aurai comme instruments, outre les mots, ma voix et mon corps, pour incarner le personnage narrateur et « la Petite /Lulu», son alter ego.


Qui est « la Petite /Lulu»? Elle est née dans l’est, elle est devenue femme dans l’Ouest, elle vogue sur les cultures francophones si difficilement identifiables de son pays polyglotte, elle tire la langue aux conventions en faisant exploser sa langue maternelle. Parfois elle a le courage de donner sa langue au chat, mais jamais elle n’a la langue dans sa poche.





Les demandes de subvention du Conseil des arts du Canada doivent tout de même être assez étoffées et, du coup, j’ai soumis toutes les étapes de la production d’un tel spectacle, de l’écriture à la mise en marché en passant par les répétitions. Comme le jury a recommandé 85% de la somme totale du budget que j’avais monté, je vais surtout me concentrer sur l'écriture et le montage du spectacle en une première mouture (misant surtout sur les textes et la structure du show) que je souhaite présenter en mai 2010. Il s’agira d’une étape de rodage afin de présenter un spectacle plus complet (avec une mise en scène plus fignolée) à l’automne 2010.

Mais dans mon plan marketing pour la publicité du spectacle, j’avais aussi inclus l’idée d’un journal de la création… sur le web. Idée plutôt bonne, que j’ai décidé de mettre en œuvre.

Il s’agira donc de tenir, ici, sur ce blog, un journal de bord / carnet de voyage / « making of » de la création du spectacle de La Petite / Lulu.

Je vous tiendrai au courant des développements de cette création, mais aussi de mes autres travaux en chantier.


Dont

- la version théâtrale du roman Visiting Elizabeth de Gisèle Villeneuve

- le nouveau Gala… (le 12 novembre prochain, lors d’une conférence de presse, seront annoncés le nouveau nom et le nouveau concept du Gala de la chanson, dont je suis l’instigatrice… à suivre)

- La Petite compagnie et ses événements théâtraux… (qui ont débuté par notre Marathon de création, qui a eu lieu le 20 septembre dernier )

- et le RiRe H1N15… parce que le RiRe, c’est contagieux, même après 15 ans (nous présentons la revue humoristique des événements de l’année en sketches et en chansons le 12 décembre prochain)

Alors pour ceux et celles qui se demandent parfois ce que je fais dans la vie ou sur quoi je travaille présentement… vous serez servis!




25.10.09

Move Over Make Over

J'ai définitivement besoin d'un nouveau look.

Blog.

Cheveux.

Personnage...


Ouais. Ça s'en vient. Il est tard, dimanche soir, 25 octobre. Je vous annonce que je vais reprendre ce blog dans le cadre de la création de mon spectacle La Petite/Lulu tire la langue (titre de travail...).


À bientôt!



la trotteuse slameuse